27 juin 2013

De Fred Vargas à «Plus Belle la Vie» en passant par l’IRA, Bertrand Belin et les USA : finir la saison Polar en beauté à Frontignan

Fred Vargas viendra de Paris. Laetitia Milot viendra de « Plus Belle la Vie » pour présenter son premier polar. Sam Millar, déjà venu à Frontignan en 2009, et à Quais du Polar cette année, viendra d’Irlande. Jérémie Guez, auréolé de son prix Polar SNCF, viendra de Paris. Ryan David James (Actes Sud) et Mark Safranko (13e Note) viendront des Etats-Unis, tandis que Dolores Redondo, un de mes coups de cœur polar de l’année, elle aussi venue à Quais du Polar en avril, arrivera d’Espagne.

 

Viendront où ? A Frontignan-la-Peyrade, Hérault. Entre Sète et Montpellier, à quelques petits kilomètres des plages, pour un rendez-vous annuel de première importance pour les amateurs de culture de genre. Là, chaque année depuis 1998, au début de l’été, se tient le Festival International du Roman Noir. Depuis quinze ans, le FIRN a accueilli quasiment tous ceux qui comptent dans le polar mondial (voir le tableau de chasse dans mon article de l’an dernier, sur ce même blog).

 

Pour le public, qui vient de la région, mais aussi de Lyon, de Marseille, de Paris, c’est une semaine de projections thématiques, des spectacles jeunesse, et de débats littéraires qui a en fait débuté lundi. Et ce vendredi arrivera le « train des auteurs ».

 

Pour les journalistes qui viennent animer les tables rondes (nous serons cette année trois à le faire), le FIRN est aussi un retour sur Terre à un moment où, depuis quelques semaines, on est noyé dans les océans de livres de la rentrée littéraire, et nous apprêtons à rendre nos premiers articles sur ladite rentrée.

 

 

2013, des « affaires de familles »

 

 

Après s’être posé, l’an dernier, la question de savoir si le roman noir peut sauver le monde, le FIRN resserre la focale cette année, et en revient à la famille. Il sera question de « Fraternités obscures », des « Nouvelles familles du roman noir », des « Liens du sang », des « Mythes ancestraux », de « Traumas » aussi bien que des « Nouvelles scènes de la vie conjugale » (titres de quelques-uns des débats du week-end).

 

Quand il parle de familles, le festival héraultais sait ce qu’il fait : dès 2004 et le début du reniement français à l’égard de l’Italien, à l’initiative du FIRN et du maire de la ville Pierre Bouldoire, Cesare Battisti fut déclaré citoyen d’honneur de la ville de Frontignan. Depuis, à chaque édition du FIRN, l’Italien y est symboliquement invité, et on y trouve ses ouvrages. Le 30 juin 2012, la visioconférence entre Frontignan et le Brésil, avec un Battisti qu’on avait, l’espace d’une heure, l’impression d’avoir quitté la veille, fut une émotion intense. Famille, solidarité : on sait la portée de ces termes. Ce vendredi, à 19 heures, pour l’inauguration officielle, Jo Vargas, peintre et sœur jumelle de l’écrivain, offrira à la Ville une œuvre originale dédiée à Cesare Battisti.

 

Ensuite s’ouvrira le festival, décliné à travers tout un programme que vous pourrez goûter ici, avant de le voir sur place. Dimanche, le FIRN se clôturera avec un concert de Bertrand Belin.

 

Festival International du Roman Noir de Frontignan, depuis le 24 juin et jusqu’au dimanche 30

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